11 août 2006
Vendredi 11 Août : Passage de la frontière Russie/Mongolie
Il est 19h45 lorsque j'écris cette page. Nous sommes bien soulagés mais cette journée restera à longtemps
gravée dans nos mémoires. Petit rappel des épisodes précédents : nous n'avons pas
pu acheter de billets de train pour aller directement de Irkoutsk jusqu'à Oulan Bator car il n'y avait plus de place. En effet, sur un train de 15 wagons, seuls 2 traversent la frontière, les autres s'arrétant en Russie. Une fois en Mongolie, ils mettent d'autres wagons mais il faut acheter de nouveaux billets. A l'auberge de jeunesse, ils nous ont assuré qu'il était facile de descendre du train en Russie puis de prendre un minibus pour traverser la frontière et de reprendre le train. Jusqu'à 13h30 tout
allait bien, nous étions installés dans un train quasi vide (ben oui, personne ne
s'arrête à la frontière en fait !). Nous nous arrêtons à Naouchki, dernière station avant la frontière. Nous descendons et commençons à chercher les soi disant minibus. Que neni ! Juste un bus qui est sensé nous rapprocher mais il faut ensuite prendre un taxi. Un peu désemparé, nous rencontrons un guide tchèque avec son groupe. Il parle entre autres français et anglais et connaît le coin.
Il négocie pour tout le monde pour que nous allions jusqu'au poste frontière. Cela nous prend une petite heure et 200 R. Nous débarquons en compagnie
de Gladys, une belge/anglaise/malienne, qui est dans la même galère que nous. C'est une sorte de parking au bord du grillage et des lignes électrifiées du poste frontière russe gardé par des militaires. Il y a quelques minibus qui attendent, tous bondés. En effet, on ne peut pas franchir la frontière à pieds et les gens payent pour monter dans les voitures. Les gens se bousculent, c'est la guerre ... Le groupe tch
èque s'engouffre dans deux minibus, Gladys trouve une place dans un 4x4, et nous restons avec Candice dans les bras dans une espèce de tempê
te de sable. L'heure avance, il est 16h et la frontière ferme à 18h et on se demande bien ce qu'on deviendrait après ... Des mongols nous regardent. Un chauffeur de voiture veut nous emmener mais des mongols se sont engoufrés dedans. Un mongol sympa qui parle anglais essaye de nous aider. Nous arrivons à mettre nos sacs dans le coffre. Tout le monde discute et on ne comprends rien. Visiblement il y a les pour et les c
ontre. Puis d'un seul coup un gros mongol descend, puis le chauffeur nous dit de monter, Philippe et Candice devant, les autres à l'arrière, sur les gen
oux de deux mamies déja installées. La voiture est surréaliste, plus de poignées, les vitre baissées qui ne ferment plus, le pare-brise étoilé, des pneus complétement fissurés ... Une ruine ! La voiture démarre, et là, à notre surprise, il double tout le monde et nous nous retrouvons en première position devant la grille. Le militaire ouvre et nous passons, devant les tchèques ... Au poste de contrôle, pas de problème, juste un contrôle de passeports et de visas (qui n'étai
ent valides que jusqu'à demain!). Nous avançons jusqu'au poste mongol. Comme cela descends, le chauffeur éteint le moteur. Sa jauge est presque à zéro ... A la douane, re-formalités, et nous changeons des Roubles en Thorogs. Nous remontons dans notre carrosse et faisons encore
quelques centaines de mètres, jusqu'à Altanboulage, un endroit où il y a des taxis. Nous payons notre chauffeur, 200 R par personne, c'est à dire le prix mini habituel. Nous prenons alors un taxi pour faire la vingtaine de kilomètres jusqu'à Suké Bator, première station de train mongole. Nous y rejoignons Gladys qui est dans la salle d'attente. Nous achetons des billets de train avec elle, puis allons manger dans un petit restaurant au 1er étage, à 1000 T le plat, c'est à dire 0,80 € ! Nous embarquons à 21h45 dans un joli wagon à l'ancienne, Glady est dans le compartiment à côté. Elle se joint à nous pour boire un thé, pour fêter notre traversée victorieuse de la frontière Russie/Mongolie par la terre !!!
Le carnet de voyage :

