14 août 2006
Lundi 14 Août : 1er jour d'epédition
Le minibus pour notre expédition dans le désert de Gobi arrive à 10 heures. Avec Gladys, nous préparons les sacs et rangeons l'appartement. Nous lui disons au revoir, nous promettant de nous revoir dans nos villes respectives, Bruxelles et Esbly. Notre chauffeur s'appelle Natsika et notre guide Tull, du nom de la Tull River qui passe à Oulan Bator. Elle parle très bien anglais. Avant de quitter la ville, nous passons faire quelques courses dans un petit supermarché. Nous avons un minibus japonais et non russe car c'est plus confortable pour les enfants et il y a la clim ! Nous quittons Oulan Bator et nous retrouvons rapidement en pleine campagne. D'ailleurs, quelques kilomètres plus loin, nous tournons à gauche dans un chemin de terre sans aucune indication. La piste démarre ici. Par moment nous nous perdons un peu. Arrivé à un gué, notre guide téléphone et nous voyons arriver un 4x4 avec un couple d'italiens et leur guide, de la même guesthouse que nous. Nous nous retrouvons pour manger vers 15 heures dans le restaurant d'un "Ger camp", c'est à dire un camp de yourtes pour touristes. Nous mangeons très bien, des spaghetti à la viande et aux champignons, des pommes de terre sautées à la viande, du poulet, et du jus de raisins secs macérés. Nous reprenons la piste vers 16 heures et roulons jusque chez une famille installée dans une yourte, qui nous offre du lait et chez qui nous dînons. Il y a deux petites filles, l'une de 10 ans et l'autre de 18 mois, Yggis. Nous les quittons alors que le ciel est très sombre. Il fait froid. Nous n'avons pas de chance pour notre première journée. Notre guide nous propose de rouler un peu plus aujourd'hui afin de réduire la longue étape de demain. Nous allons donc faire 100 km de plus de piste. La nuit tombe, nous continuons jusqu'à minuit. Tout le monde est très fatigué et commence à dormir dans le bus. Nous arrivons au village, devant un portail en bois, accompagné du 4x4 italien. Quelques coups de klaxon et un homme qui vient de se réveiller vient nous ouvrir. Nous utilisons deux pièces de la petite maison, en installant des matelas par terre. Florian dors sur un canapé. Il flotte une odeur de lait dans la maison. Nous tentons une sortie aux toilettes. Deux petites cabanes, une avec un trou, l'autre avec un trou et une chaise. Toutes les deux avec la même odeur ... Nous dormirons donc au chaud, car il fait froide pour mettre la tente et la guide redoute la pluie.