25 août 2006
Vendredi 25 Août : Frontière Mongolie Chine
Toc toc toc ! Il est 6h30 quand l'hotesse nous réveille. Dur ! Depuis ce matin nous roulons dans le désert de Gobi, nous avons été réveillé par l'odeur de poussière que nous avions eu dans le minibus. Nous replions nos draps et faisons un thé pour le petit déjeuner. Nous nous arrêtons vers 9 heures dans une gare à la frontière mongole. Et plus rien ne bouge. Il commence à faire chaud dans les wagons. Au bout d'un long moment, une fille des douanes avec une belle casquette vient ramasser nos passeports, un homme ramasse nos déclarations de douanes qui restent vierges. On attend encore un bon moment avant qu'elle nous les ramène. Entre temps, le train a avancé, puis reculé à plusieurs reprises. Nous avançons ensuite jusqu'à la gere de Erlian en Chine, quelques centaines de mêtres plus loin, après le no man's land. Nouvel arrêt, nouvelle attente et enfin une douanière chinoise nous tamponne les passeports. Nous restons alors au moins une heure sans rien faire, dans un wagon de plus en plus chaud. Surement le temps de changer l'écartement des boggies qui n'est pas le même en Mongolie et en Chine. I est au moins 13 heures quand nous sommes enfin autorisés à descendre du train. Beaucoup de touristes. Tout le monde se regroupe pour chercher un bus couchettes pour pékin. Certains ont pu acheter leurs billets à Oulan Bator, mais d'autres comme nous, n'étaient pas au courant. Nous trouvons un homme qui se démêne pour vendre des places de bus, et une femme qui nous change notre reste de Torogs et un billet de 100$ contre des yuan chinois, ce qui nous permet de payer 4 places à 200 yuan, c'est à dire 80€ au total. Notre bus part à 15h30. Nous avons un peu de temps pour aller manger. Des minibus nous emmènent de la gare ferrovière à la gare routière. Nous suivons un petit groupe composé de deux anglais, deux filles de Singapour et une fille de Hong Kong qui a l'avantage de parler chinois. Et heureusement car nous allons dans une petite cantine pour chinois où, évidemment, on ne comprend rien. Elle nous fait donc la traduction et nous voyons arriver deux grosses assiettes de nouilles au porc très appétissantes. Nous les avalons assez vite car nous n'avons pas beaucoup de temps. A 15 heures, Philippe va récupérer les sacs à dos restés dans les minibus, pendant que les autres se font photographier avec les filles du restaurant. Nous nous installons dans notre bus couchettes. C'est assez confortable bien que très serré. Avec 4 lits pour nous 5, c'est un peu juste, mais c'est toujours 20€ d'économisé. Nous partons à l'heure prévue, la clim a du mal à faire baisser la température dans le bus. Nous quittons Erlian, ville tournée vers le business et en pleine reconstruction, et empruntons des routes qui sont aussi nouvelles, avec péages et stations-services modernes. Nous nous arrêtons à peu près toutes les deux heures pour une pause pipi, puis vers 21 heures, à côté d'une cantine. Certains vont manger. Florian et Coralie dorment à poings fermés et restent seuls dans le bus. Nous nous contentons d'acheter des fruits car nous avons bien mangé à midi, et tard. Après une vingtaine de minutes le bus reprend sa route, chacun essayant de trouver une position pour dormir. Pour Evelyne qui prend Candice, cela ne va pas être très confortable.